permaculture

A l’ère où le bio apparaît nécessaire tant pour préserver les sols que notre santé, un mode de culture est très en vogue chez les professionnels comme chez les jardiniers amateurs : la permaculture. Pour l’horticulteur ou le jardinier, il s’agit de cultiver en s’appuyant sur la nature mais aussi de préférer la prévention au traitement. Puisqu’on exploite en permaculture une surface plus réduite qu’en culture traditionnelle, il est tout à fait possible de le faire dans votre potager. Pourquoi vous y mettre et surtout comment démarrer ? Réponses dans cet article.


 

Pourquoi opter pour la permaculture

En permaculture, le jardinier observe la nature et apprend à l’imiter. On favorise alors les interactions bénéfiques entre certaines espèces pour faciliter leur croissance, leur santé et améliorer le rendement. Il s’agit également d’exploiter la lumière du soleil et l’eau de façon optimale, le tout sur une surface réduite, cultivée en buttes ou en carrés. On n’utilise ni engrais ni pesticide : on ne veut pas endommager l’écosystème. Un potager en permaculture est donc très diversifié, demande peu d’entretien et offre un très bon rendement. Il faut simplement bien s’informer en amont et avoir un réel intérêt pour le fonctionnement des écosystèmes. A partir de là, la permaculture est accessible à tous et offrira tous ses aspects bénéfiques au jardinier.

Démarrer votre potager en permaculture

Mais alors, comment démarrer un potager en permaculture ? Avant tout, il convient de bien s’informer. Lire un livre sur le sujet et/ou regarder des vidéos explicatives sur YouTube vous donnera une meilleure idée de ce qu’est la permaculture. Ici, nous vous présentons les 6 étapes essentielles pour démarrer votre potager en permaculture.

Étape n°1 : préparer le sol

Si le sol de votre jardin n’est pas optimal, que vous y trouvez gravats et cailloux notamment, il va falloir le préparer. C’est-à-dire bêcher pour casser les mottes mais aussi éliminer mauvaises herbes et cailloux. Ensuite, il faudra déposer du humus : de la matière organique décomposée, compost ou fumier.

Étape n°2 : le compost

Pour votre potager en permaculture, vous aurez forcément besoin de compost. Vous pouvez construire votre composteur vous-même ou l’acheter. Ensuite, il faudra le remplir avec vos déchets organiques de cuisine mais aussi vos déchets de jardin et un peu de paille. Il faudra quelques mois de décomposition avant d’obtenir un compost prêt à l’emploi qui viendra nourrir la terre de votre potager.

Étape n°3 : culture en buttes ou en carrés ?

Un potager classique se cultive généralement en rangées. En permaculture, on cultive en buttes ou en carrés.

Sur un sol pauvre, on préférera la culture en buttes car on viendra drainer la terre avec une quantité importante de substrat. Dans les zones sèches, c’est également un choix intéressant puisque les racines s’enfonceront plus profondément et profiteront donc d’une meilleure irrigation. Les buttes peuvent être bordées de briques ou de planches et doivent mesurer maximum 1,2 mètre de côté afin de rester accessibles facilement.

En cultivant en carrés, on peut planter plus serré et donc obtenir un meilleur rendement, même si les légumes sont généralement plus petits. Là aussi, pas plus 1,2 mètre de côté pour que toute la surface reste accessible.

Étape n°4 : le paillage

Que vous choisissiez de cultiver en buttes ou en carrés, il faudra pailler votre sol. C’est-à-dire recouvrir la surface de feuilles mortes, de tontes de gazon, de paille, de BRF (bois raméal fragmenté). Cela permet de protéger le sol, de nourrir les organismes qui travaillent le sol et participent à sa fertilité, de réduire les besoins d’arrosage (évaporation divisée par 4!) et de limiter les herbes indésirables.

Étape n°5 : les semis

En permaculture, on sème moins mais régulièrement. Généralement, on échelonne les plantations de 15 jours en 15 jours. Ainsi, on arrive à la fin d’une culture avant que la suivante débute. Pour cela, il faut se renseigner sur les cycles des différentes espèces. Certaines ont un cycle court (laitues, épinards, radis, etc.), d’autres plus long (carottes, poireaux, haricots, courgettes, etc.). Il est aussi possible d’échelonner en choisissant diverses variétés : précoces, de mi-saison et tardives. Vous trouverez ces informations sur l’emballage des sachets de graines.

Étape n°6 : l’organisation des plantations

L’une des bases de la permaculture, c’est la culture associée. C’est-à-dire travailler aux associations positives de plantes. Légumes, herbes, fleurs comestibles, arbres fruitiers et même plantations d’ornements seront cultivées ensemble pour leurs interactions vertueuses.

Conclusion

Pour réussir cela, dressez d’abord la liste de tout ce que vous souhaitez cultiver sur une année. Puis renseignez-vous sur les interactions entre ces espèces et les plantations que vous pouvez ajouter. Aussi, en bordure de jardin, on plantera des fleurs afin de diversifier la vie sauvage et d’éviter la prolifération de prédateurs naturels comme les coccinelles, les pucerons ou les limace